Philharmonie : quand Anne Hidalgo s'arrange avec les chiffres pour masquer son bilan

Publié le 28 Décembre 2013

COMMUNIQUÉ DE PRESSE D'AGNES EVREN ET VALERIE MONTANDON

Le Canard enchaîné a publié ce matin un article intitulé "Symphonie de mensonges à la Philharmonie de Paris", dans lequel on découvre qu'Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë ont favorisé sans aucune justification un montage financier plus coûteux de 25 millions d'euros simplement pour dissimuler une dette de 160 millions d'euros liée aux engagements de la ville pour la réalisation de la salle symphonique.

On apprend par ailleurs le maquillage d'une subvention présentée comme "exceptionnelle", alors qu'elle ne sert qu'à rémunérer un engagement pluriannuel pris jusqu'en 2028 mais dissimulé dans le dernier budget. Truquer des comptes serait-il une nouvelle conception du principe de transparence, sans cesse revendiqué - et visiblement à tort - par Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo ?

Si l'on prend en compte cette dette masquée de 160 millions d'euros qui réapparaît soudain, l'endettement de la ville de Paris dépasse donc aujourd'hui largement le seuil de 4 milliards d'euros que Bertrand Delanoë avait pourtant promis de ne jamais franchir.

En deux mandats, la dette de la ville aura donc quadruplé par rapport à son niveau de 2001 (1,089 milliard d'euros). En tant que première adjointe, membre du conseil d'administration de la Philharmonie, et candidate à la Mairie de Paris, Anne Hidalgo doit s'expliquer au plus vite sur ces dissimulations particulièrement graves, qui bafouent les principes les plus élémentaires de la sincérité budgétaire et jettent un discrédit majeur sur son sérieux et sa compétence pour faire passer l'intérêt des Parisiens avant celui de sa communication.

Agnès Evren et Valérie Montandon, porte-paroles de Nathalie Kosciusko-Morizet

Rédigé par valeriemontandon

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