Une politique de logement vouée à l’échec.

Publié le 15 Septembre 2011

Ce n’est pas une surprise si le dernier sondage IPSOS du 5 juillet 2011 place le logement comme une priorité pour 36% parisiens (contre 29% il y a tout juste un an) juste après l’amélioration des transports. Plus de 3/4 des personnes que nous, élus de l’opposition, recevons dans nos permanences ou qui nous contactent, le font pour un dossier de demande de logement.

En 2001, Paris enregistrait près de 90 000 dossiers de demande de logement. En 2011, elle enregistre près de 120 000 dossiers. Alors peut on parler de politique efficace en matière de logement ?

 

Le constat le plus flagrant de la politique de la ville de Paris en matière de logement réside dans la pénurie de logements pour les classes moyennes. La préemption  qui se substitue à la construction, ne crée pas de logement supplémentaire. Bien au contraire en négligeant la part de logements locatifs intermédiaires et en attribuant les logements à des foyers bien en dessous des seuils, c'est-à-dire à des familles en grande difficulté sans accompagnement social adéquate, le résultat obtenu est un échec cuisant. Les classes moyennes n’ont d’autres solutions que de quitter la capitale pour sa banlieue et des quartiers entiers se trouvent paupérisés.

 

En ce qui concerne la construction, les logements mis en chantier en 2000 sous la mandature de Jean Tiberi sont de 6000, alors qu’ils ne sont que 3000 en 2010 avec Bertrand Delanoe soit 2 fois moins !

Et les constructions de logements (bien moins nombreuses que les préemptions) ne doivent pas continuer à se faire dans des quartiers déjà saturés.

Dans notre arrondissement 12ième, la sur-densification des parc HLM comme le square Contenot ne respecte pas l’équilibre du quartier et le bien vivre des locataires.

Les habitants y ont accueilli volontiers le projet de la crèche mais pas celui des 92 logements supplémentaires sur un ensemble comptant déjà 496 logements sociaux, soit 1200 personnes.

 

Enfin, la dégradation des conditions d’habitat et de vie dans les ensembles gérés par les bailleurs sociaux se traduit par une détérioration des parties communes ainsi que par une fracture du lien social.

Et surtout n’oublions pas que les forces de police ne peuvent se substituer aux bailleurs sociaux. Ceux sont les organismes gestionnaires qui doivent mettre les moyens adaptés afin de faire respecter le règlement intérieur et afin d’assurer la qualité de vie des locataires.

C’est à travers un cahier spécial logement que je vous propose de découvrir par des illustrations et des témoignages les problématiques du  logement dans notre arrondissement.

Rédigé par valeriemontandon

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