Tout est bon à prendre !

Publié le 26 Octobre 2012

 

Hélas, les budgets se suivent et se ressemblent !

Le budget primitif, voté au Conseil de Paris du mois de Juillet 2012, est caractérisé par des recettes qui augmentent, des dépenses de fonctionnement qui  dérivent encore et encore,  ainsi que des sous investissements. Et les orientations budgétaires présentées ce mois ci vont dans le même sens.

Les recettes continuent leur progression malgré la crise. Après les deux hausses consécutives des impôts locaux en 2009 et 2010, la majorité socialiste ne manque pas de créativité pour ériger de nouveaux impôts déguisés, qui touchent majoritairement les classes moyennes. Après l’augmentation des tarifs des cantines, des conservatoires, des centres d’animation, de la taxe de balayage, voici le temps venu de l’augmentation des tarifs des équipements sportifs, qui frappent les associations de sport de proximité et donc par ricoché les parisiens. Tout est bon à prendre !

Mais pourquoi la majorité socialiste est-elle prête à pénaliser le sport de proximité pour une nouvelle recette, qui représente une goutte d’eau dans le budget colossal de 8 milliards d’euros qu’a chaque année la ville de Paris ? Tout simplement parce que l’Hôtel de Ville ne maîtrise pas  son  train de vie.  La réduction des dépenses ne fait pas parti des objectifs de l’équipe de Delanoë.

Et pour justifier l’augmentation des recettes,  la majorité municipale met en avant  le soit disant effort de solidarité.

Dans les faits la subvention de la CASS a baissé cette année. En effet, les bourses étudiantes ont été modifiées défavorablement et les  4500 logements étudiants promis sont très loin d’être atteints. Enfin le Conseil de Paris du mois de juillet a mis fin à la gratuité de la carte Emeraude pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap, les plus défavorisées.

Pour sa part, le budget primitif est de nouveau marqué par la diminution des investissements. Or le « bon endettement », ces mêmes investissements, permettent la construction des infrastructures qui sont nécessaires et indispensables pour préparer l’avenir.

Dans le 12ème arrondissement, c’est tout à fait vérifiable avec le net recul du projet GPRU de la Porte de Vincennes.

Les équipements publics sont au nombre de deux seulement et la couverture du périphérique de la porte de Lagny et Courteline a été abandonnée.

Pourtant, cette couverture même partielle, aurait permis de réduire considérablement  les nuisances sonores et la pollution, mais aussi et plus important, de créer  du foncier, fait si rare à Paris.

De même, les premières orientations pour le secteur de Bercy Charenton dévoilées lors de la réunion publique du 28 novembre dernier (2011) s’inscrivent hélas dans la même perspective que le GPRU.

Enfin, concernant la caserne de Reuilly, l’exécutif laisse déjà sous-entendre la construction de logements sociaux dont 50% de catégories « très sociales ».

Les élus d’oppositions n’ont pas été conviés lors de la visite du Premier Ministre Mr Ayrault, illustration du manque de concertation de l’exécutif.

Vous pourrez compter sur nous, afin d’élaborer un contreprojet réalisé avec les habitants et acteurs du quartier.

Rédigé par valeriemontandon

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