Le bois de Vincennes et la fausse politique écologique

Publié le 12 Février 2013

 

Une fois de plus la ville de Paris s’apprête à remettre en cause la protection du bois de Vincennes en demandant l’aménagement d’une aire d’accueil des gens du voyage.

 

Il est temps que la majorité municipale affiche une réelle volonté politique écologique surtout au sein du Bois de Vincennes.

Et cette volonté politique ne peut se traduire que par des écrits : en effet, le bois de Vincennes a fait l’objet d’une charte d’aménagement durable qui préconise la réhabilitation des paysages et la restauration des milieux naturels, ainsi  qu’un plan de gestion arboricole 2006-2020.

Concernant le plateau de Gravelle, la charte d’aménagement de 2003 prévoyait à la place du parking la création d’une grande prairie parsemée de bosquets et d’arbres. Or nous attendons toujours la concrétisation de cet engagement. Et ce n’est pas en réalisant une aire d’accueil des gens du voyage qui induit la viabilisation du terrain et des constructions dans le bois que la chartre va être honorée.

 

Le bois de Vincennes est un site classé et ne doit plus être considéré comme une réserve foncière par la ville de Paris.

 

La mairie de Paris a déjà envisagé l’aménagement d’une aire d’accueil des gens du voyage dans le bois de Vincennes en 2009, mais la commission supérieure des sites qui s’est réuni le 17 novembre 2011 a émis un avis défavorable à l’unanimité. Le bois de Vincennes a une autre vocation. La mairie de Paris ne peut plus se permettre de grignoter constamment sur le poumon vert de l’Est parisien.

 

Alors comme la majorité municipale est mal à l’aise sur ce sujet et afin d’éviter de communiquer sur de nouvelles constructions dans le bois et sur la circulation induite par ce projet, ils ont trouvé une parade pour la dénomination du projet : « reconquête paysagère ».

 Il est vrai que cela sonne plus écologique que l’aménagement des aires d’accueil des gens du voyage.

 

Enfin, l’aménagement des aires d’accueil des gens du voyage doit pouvoir s’étudier dans une approche interdépartementale qui grâce à l’existence d’un réseau de transport en commun développé répondrait à  l’obligation de proximité.  Encore faut-il que les projets de transport en Ile de France voient le jour vu le coup dur que le gouvernement porte au projet du grand Paris.

 

Tout projet de cette envergure doit aussi s’envisager en concertation avec les communes voisines,  ce qui n’a pas été le cas jusqu’ici. Et la gronde des élus des communes limitrophes en témoigne…

 

Valérie Montandon

Conseillère de Paris

Rédigé par valeriemontandon

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